20210312_112445Aujourd'hui, j'ai eu du mal à me lever. Pas à me réveiller, je l'étais depuis 5h30 (ça faisait longtemps que je ne m'étais pas réveillée aussi tôt, tiens !)

Aujourd'hui, c'est un jour où j'ai envie de me rouler en boule sous la couette et de pleurer tout mon soûl.

Il y a un an aujourd'hui, c'était la dernière fois que je voyais mes collègues avant de longs mois, et je ne le savais pas encore.

Aujourd'hui, j'en ai marre des visio, des webinaires, des pauses café en ligne. 

Aujourd'hui, après plusieurs semaines de trop nombreuses et longues réunions en visio, qui demandent bien plus d'attention qu'une réunion en présentiel, avec beaucoup trop de travail sur des tableaux Excel immenses sur un tout petit écran d'ordinateur et pas beaucoup de reconnaissance, je n'arrive plus à me concentrer plus de quelques minutes sur mon écran.

Aujourd'hui, après quelques mois de stress et d'angoisse et un déménagement sous couvre-feu, après des semaines de crampes nocturnes, je suis épuisée.

Aujourd'hui, je pense à elle, dont je n'ai pas pris de nouvelles depuis trop longtemps. A lui, qui vient de finir sa chimio. A lui, dont l'avenir paraît si sombre alors qu'il est si jeune. A elle, qui a tourné une page mais qui n'en a pas fini. A elle, qui se fait enlever sa tumeur dans une heure. A elle, qui en a tellement bavé ces dernières années, avec son sourire éclatant vissé sur le visage. A elles, que j'ai rencontrées depuis presque 5 ans dans ce marathon si long. A lui, mon pilier si inquiet, que je dois protéger, encore et toujours, de l'angoisse et l'inquiétude. 

Aujourd'hui, ça fait trop, depuis trop longtemps.

Et en écrivant ces mots, je pleure. Et ça fait du bien. (Mais je rêve de me faire chouchouter et je me souviens avec nostalgie de mes après-midis au spa de La Roche-Posay...)