20192019... une nouvelle année commence (elle est même déjà bien entamée !) Cette période de l’année est pour moi l’occasion de faire le point, un bilan du chemin parcouru l’an dernier et depuis le début de mon marathon.

Je n’ai jamais fait de longue course à pied, mais je crois que je ressens tout à fait ce qu’un marathonien peut ressentir en milieu de course : l’impression d’avoir parcouru un certain nombre de kilomètres, et le sentiment qu’il en reste tellement à parcourir qu’on n’arrivera jamais au bout. La fatigue, tellement présente qu’elle m’empêche parfois de vivre ma vie comme je le souhaiterais. Le sursaut d’énergie, qui peut venir d’un moment de repos, d’une discussion agréable, d’un joli moment ou d’une bonne nouvelle. La seule différence entre ma course et celle d’un marathonien, c’est que je ne sais pas combien de kilomètres il me reste à parcourir. Alors j’ai plus que besoin de ces sources d’énergie. En 2018, ça a pu être ce mot d’un médecin qui m’a tellement touchée que j’en ai eu les larmes aux yeux ; cette virée en Italie, où je n’avais jamais mis les pieds ; cette visite d’une copine qui vient de loin en salle de chimio ; ce week-end tellement dépaysant, dans un hôtel à quelques stations de métro de la maison ; ce mariage, pour lequel je redoutais tant la fatigue et où je me suis finalement retrouvée sur la piste jusqu’au bout de la nuit ; ce compte rendu d’examen qui indique « réponse métabolique complète » ; ces cafés avec les amis après le sport ; ces câlins de mon Fiston qui me demande comment on peut dire qu’on s’aime plus que fort ; ces moments en famille à jouer, se balader, assister à un match de basket... 

Cette année 2018 a été difficile par bien des côtés : fatigue, angoisses, informations incomplètes ou erronées quant à la reprise du travail à temps plein... Mais je préfère me souvenir de tous ces petits moments de bonheur, qui ne sont peut-être rien pour vous, mais qui pour moi veulent dire beaucoup.