Lectures 2016Oui oui, c'est le genre de billet qu'on écrit en décembre en général, mais je n'aime pas faire les choses comme tout le monde ;-)

J'ai rarement autant lu qu'en 2016 (merci les insomnies et les salles d'attente !), même si c'est vrai que j'ai lu plus de BD que d'habitude.

C'est difficile de faire un classement des lectures que j'ai préférées cette année, parce qu'il y en a beaucoup que j'ai aimées...

Mais il y a certaines lectures, ou certaines phrases qui m'ont marquée et c'est ce que j'aimerais partager avec vous aujourd'hui.

 

Il y a d'abord eu une lecture "prise de conscience" en début d'année, que j'aimerais beaucoup relire à la lumière de ce que j'ai vécu ces derniers mois. C'est un livre que j'ai découvert grâce aux BridgetsLe chemin le moins fréquenté, de Scott Peck si j'ai retenu pas mal de passages sur les relations (amoureuses, amicales, familiales), j'ai surtout retenu que "la vie est difficile". Et j'avais noté quelques phrases que je relis d'une manière différente un an après :

"L'un des principaux aspects que peut prendre l'amour est l'attention. Lorsque nous aimons quelqu'un, nous lui donnons de l'attention ; nous nous préoccupons de son évolution."

"Une vie bien remplie est pleine de douleur. Mais la seule échappatoire est de ne pas vivre pleinement ou même de ne pas vivre du tout."

"Tout le monde souhaite être aimé. Mais nous devons d'abord nous rendre aimables. Nous devons nous préparer à être aimés, en aimant les autres et en nous disciplinant. Si nous cherchons à être aimés – comme nous nous y attendons -, nos efforts demeureront vains. Nous serons dépendants et avides, et nous n'aimerons pas véritablement. Mais si nous nous montrons généreux avec nous-mêmes et avec les autres, sans rien attendre en retour, alors nous serons dignes d'amour et récompensés, sans l'avoir cherché. Tel est l'amour des hommes, tel est l'amour de Dieu."

 

Il y a eu des lectures poétiques :

"Et il savait lire. Pas les livres, ça tout le monde peut, lui, ce qu'il savait lire, c'était les gens." (Novecento : pianiste, Alessandro Baricco)

"J'avais déjà vu certaines de ces toiles au musée, mais elles ne m'avaient pas touché comme maintenant. Je n'y avais pas senti cette sensualité sauvage." (Je m'appelle Asher Lev, Chaïm Potok)

"En dansant, chaque couple se dévorait des yeux, avec un drôle de mélange entre domination et admiration et, par-dessus tout, une brûlante passion." (En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut)

 

Il y a eu des lectures drôles :

"- Je veux dire que je cherche la femme parfaite.

- Ah celle-là ! Effectivement elle n'est pas faite encore... Tu vas la chercher longtemps.

- Je vais trouver ô. Dans la vie, chaque cul a son caleçon."

"- Il fait peur ! Avec une main il peut assommer un boeuf.

- Moussa, les fesses ont beau grossir, elles n'étouffent pas l'anus." (Aya de Yopougon, Marguerite Abouet)

 

Il y a eu des lectures instructives :

"Tu vois, Riad, avant, la Syrie faisait partie de l'Empire ottoman (c'était les Turcs). Un grand empire, mais qui s'est effondré parce qu'il était dirigé par des minables...  Après la Première Guerre mondiale, les Européens se sont partagés l'Empire ottoman (qui s'était allié à l'Allemagne). Les Anglais ont pris la Mésopotamie, et les Français la Syrie et le Liban... C'est les Européens qui ont tracé les frontières de la Syrie, de l'Irak, du Koweit... C'est les accords de Sykes-Picot. Les Arabes, ils ont rien choisi, ils étaient soumis aux nouveaux occupants... Et la technique des Français et des Anglais, ça a été de donner le pouvoir aux minorités pour qu'elles se protègent face aux majorités. Au Liban, le président doit être chrétien, le premier ministre sunnite, etc. En Syrie, c'est les chiites qui commandent les sunnites... En Irak, c'est l'inverse la majorité de la population était chiite alors ils ont mis les sunnites au pouvoir... C'était logique. Comme les gens pensent tous avoir raison, dès qu'ils sont en majorité ils commencent à tuer ceux qui pensent pas comme eux." (L'Arabe du futur, Riad Sattouf)

 

Il y a eu des page turners, pas mal, même s'ils sont assez inégaux (Ken Follett, Joël Dicker, Michel Bussi...) et quelques déceptions, mais peu dans l'ensemble !

 

Et bien sûr, il y a eu Mon papa est malade, d'Antonia Altmeyer & Gaëlle Callac, dont j'ai déjà parlé longuement ici, que je conseille vivement aux parents qui ont besoin d'un support pour parler du cancer avec leurs jeunes enfants.