Voilà un moment que je n'ai plus écrit ici. J'ai pourtant plusieurs articles dans mes brouillons, commencés pendant l'été... Il y a eu la période des vacances-convalescence, entrecoupées de séances de chimiothérapie puis d'immunothérapie, avec la fatigue accumulée au fil des chimio qui se faisait de plus en plus ressentir. Et sans doute un peu de stress, avant l'opération prévue début septembre - ma première anesthésie générale, au moment de la rentrée de Fiston, qui avait assez mal vécu ma précédente hospitalisation, imprévue, certes !

Ca fait quelques semaines que je pense à réécrire ici, peut-être à doses plus homéopatiques. En effet, j'ai moins ce besoin d'écrire que j'ai tant ressenti après l'annonce du diagnostic et au début du traitement ; cet espace a été un bon outil thérapeutique au moment du choc de l'annonce, j'avais tant de choses à dire, tellement d'émotions contradictoires qui me traversaient, entre le choc, la peur, l'incompréhension, et tout cet amour et ce soutien qui sont venus de la part de mes proches, de mes collègues, des relations professionnelles que j'ai dû avertir en urgence, des copains des réseaux sociaux qui ont compris entre les lignes que quelque chose se passaient.

Et puis, avec l'arrêt de la chimio fin juillet (la tumeur a disparu, youpi !), l'opération et ses petites complications et maintenant la radiothérapie, la fatigue n'est plus la même, et le fait de se sentir capable de traverser Paris à nouveau, de marcher sans avoir peur de ne plus avoir assez de forces pour remonter les escaliers, de se sentir à nouveau soi, de faire de petites escapades, de sortir à nouveau le soir de temps en temps, eh bien... ça signifie moins de temps sur son canapé à attendre que le temps et la fatigue passent (ou alors en faisant la sieste ;))... et donc moins de temps pour écrire, forcément - donc... c'est plutôt bon signe :-)

Parenthese2